B - Les enjeux politiques

La politique de Gauche

En France, les partis de gauche et d'extrême gauche sont plutôt favorables à la régularisation massive des étrangers en situation irrégulière, et les partis de droite à une politique de non-régularisations massives.

Des partis ou organisations, notamment de gauche ou d’extrême gauche, prônent l'arrêt des expulsions des immigrés en situation irrégulière, ou du moins leur moindre rythme.

En effet, à l’époque des Trente Glorieuses, la gauche (communiste et socialiste) voyait le fait que les travailleurs étrangers étaient des prolétaires internationaux exploités par les employeurs du pays dans lequel ils s'installaient, avec la complicité du gouvernement local. Mais leur régularisation était facile s'ils la demandaient. Ces travailleurs venaient souvent des anciennes colonies françaises et étaient généralement en règle sur le territoire français.

De nos jours, l’aide active de partis politiques sont le PS, PCF, Verts, NPA… et de syndicats (CGT, SUD, Solidaires, sections locales de FO, CFDT…).

 

La politique de Droite

Contrairement à la gauche, la droite ou l’extrême droite, prônent l'expulsion des immigrés en situation irrégulière, avec plus ou moins de sévérité. Néanmoins, pour eux, les clandestins sont des migrants économiques qui viennent chercher de meilleures conditions économiques et sociales que dans leur pays d’origines, mais mettent en danger la cohésion sociale et l’économie du pays dans lequel ils s’installent.

En conclusion, pour ce parti, il faut expulser de plus en plus les étrangers en situation irrégulière.

On peut également parler du Front National, dirigé aujourd’hui par Marine Le Pen. Pour elle, « L´immigration clandestine est un cancer ». La présidente du FN compare l´immigration clandestine à "un cancer qui se métastase à l´ensemble de la France". Elle a par ailleurs vivement critiqué la politique du gouvernement en la matière et "les élus UMP qui aident à cette immigration clandestine".

 

La politique de lutte contre l'immigration irrégulière

De nos jours, la France est devenue le pays de destination mais également un pays de transit pour ceux qui souhaitent immigrer dans notre pays. Il existe par ailleurs deux catégories de clandestins (ou bien deux types de transport) : ceux qui parviennent dans l'espace Schengen par leurs propres moyens, et dernièrement ceux qui ont recours aux services d'une organisation structurée (c'est à dire par des passeurs).

Selon le ministère de l'immigration, il existe six principales zones étant identifiées comme étant aujourd'hui les sources de migrations irrégulières organisées :

- l’Afrique (Maghreb, zone sub-saharienne et Corne de l’Afrique),

- le Proche et Moyen-Orient, le sous-continent indien, l’Extrême- Orient,

- et les pays d’Amérique du Sud et l’Europe de l’Est.

L’office central doit surveiller cette lutte contre les réseaux organisés d’immigration irrégulière sur le territoire national et, à ce titre, participe, en propre ou en appui des brigades mobiles, à la mise au jour et au démantèlement de filières internationales d’immigration irrégulière ainsi que des structures organisant l’emploi des étrangers sans titre sur le territoire.

La lutte contre les filières d'immigration clandestine est donc aujourd'hui devenue une priorité nationale mais depuis peu, une dimension européenne et internationale.

 

Une politique d'expulsion

Cette carte représentant les étrangers en situation irrégulière expulsés en 2009, montre que la France fait partie des pays européens qui délivrent le plus d’arrêtés préfectoraux d’expulsion, seules 25% des procédures de reconduite à la frontière sont concrétisées. Parallèlement, elle délivre presque 200 000 titres de séjour par an (dû par plusieurs voies, dont les régularisations par le travail, les admissions exceptionnelles au séjour accordées à titre humanitaire, et les cartes de séjour délivrées pour les liens personnels et familiaux). Mais peut avoir des conséquences sur le nombre d’immigrants clandestins qui augmente de plus en plus dans les centres de rétention.

En 2009, notre pays a renvoyé dans leur pays 29 288 étrangers en situation irrégulière, soit 1,7 % de moins qu'en 2008, selon le ministère de l'immigration. Mais l'objectif était de renvoyer 27 000 étrangers et non pas plus.. Par contre, 173 991 titres de long séjour ont été délivrés, soit une baisse de 3,7 % par rapport à 2008, et 108 275 étrangers ont été naturalisés (+ 0,1 %) en 2009, précise le ministère.

Expulser un clandestin coûte deux fois moins cher que de le maintenir en France. En 2008, 18 000 ont été expulsé cela reviendrait à un peu moins de 30.000 euros par personne reconduite à la frontière. Selon Pierre Bernard-Reymond (sénateur des Hautes-Âlpes), ce chiffre est "fiable". Ce montant intègre la totalité des charges, l'hébergement, les frais de transport et les frais de personnels mobilisés. De plus, les migrants en situations irrégulière représentent des coûts de prise en charge, d'hébergement, de prestation sociales et médicales. La régularisation entraîne des bénéfices pour l'exercice d'un travail déclaré un déficit si l'immigration est familiale avec versement des prestations correspondantes.

 

"L'immigration illégale doit baisser et elle baissera", c'est ce que le ministre de l'intérieur Brice Hortefeux a prononcé en décembre 2010. Pour lui, c'est en luttant contre l'immigration illégale qu'ils réussiront l'intégration des étrangers qui respectent aux règles communes. Sa mission est claire : poursuivre, conforter et amplifier la nouvelle politique d'immigration voulue par le président de la République Nicolas Sarkozy. Pour faire baisser la pression de l'immigration illégale, il faut selon lui, appliquer le pacte européen adopté en 2008 (Le conseil a adopté le Pacte européen sur l’immigration et l’asile approuvé par le Conseil justice et affaires intérieures le 25 septembre. Ce texte prévoit l’harmonisation des politiques d’asile et d’immigration au sein de l’Union européenne.) Elle doit se doter de nouveaux gardes-frontières pour mieux contrôler les frontières extérieures (éviter les demandes d'asile, car la France n'échappe pas à ce mouvement, elle est passé de 35 520 demandeurs en 2007 à 47 686 en 2009, avec une nouvelle hausse de 8 % sur les dix premiers mois de l'année 2010. Notre pays est la troisième destination au monde pour les demandes d'asile, après les États-Unis et le Canada. Et la première en Europe.)

 

Brice Hortefeux, Ministre de l'Intérieur

Eric Besson, Ministre de l'Immigration

 

 

 

 

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